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Akasha, champ Akashique, quand la science rejoint les savoirs ancestraux

“La science n’a pas besoin de la mystique, la mystique n’a pas besoin de la science. Mais l’homme a besoin des deux.”
Fritjof Capra

Petite exploration au point zéro, là où le savoir scientifique rejoint les savoirs ancestraux.





La connaissance sur le champ Akashique qui ré-émerge aujourd’hui nous amène à reconnaître que nous sommes une création du cosmos, comme par exemple exprimé dans l’ouvrage de l’astrophysicien Hubert Reeves, Poussières d’étoiles, mais aussi les co-créateurs de notre réalité.


Les expériences de mort imminente ont aussi été très largement étudiées. Elles concernent des personnes qui du fait d’un accident (arrêt cardiaque, toute forme de coma, mais aussi choc après perte de sang, « presque noyade », etc.) entrent dans un état profondément modifié de conscience. Celui-ci est plus ou moins long et les place dans un état proche de la mort physique, psychologique ou émotionnelle avant un retour à un niveau de conscience habituel.


Erwin László, interpellé par le retour d’expérience d’une personne ayant expérimenté cet état, a poursuivi ses recherches dans ce domaine. Ce témoin exprimait en substance le témoignage de la plupart des personnes ayant vécu un tel phénomène : le fait d’être persuadé, après cette expérience, que la conscience va bien au-delà de la vie physique et que la mort pourrait être non pas une mort mais plutôt une autre forme de vie, voire une renaissance.


Les résultats de ses recherches ont été publiés en 2014, neuf ans après « Science and the akashic field ». Sous le titre « The Immortal Mind: Science and the Continuity of Consciousness beyond the Brain » (Esprit immortel, la science et la continuité de la conscience au-delà du cerveau) cosigné avec l’écrivain Anthony Peake.


Partant des faisceaux d’indices tendant à prouver que la conscience existerait au-delà du cerveau, et donc du corps humain, il postule que par essence, nous ne sommes pas mortels mais que nous continuons à exister même quand notre existence physique est terminée.


Ce postulat est corroboré, comme nous l’avons vu, par les descriptions de la physique de pointe, qui exprime le fait que les éléments (« inertes » ou vivants) existant dans notre plan d’espace-temps ne sont pas intrinsèquement réels mais constituent des manifestations d’une dimension invisible où ils existeraient sous la forme de supercordes ou de champs d’information, de matrice énergétique.


Pour Erwin Laszlo, dans ce schéma et avec la preuve que la conscience est la base fondamentale de l’univers, la conscience est immortelle dans sa forme non manifestée, et son but, en se manifestant sous forme d’êtres humains, est d’évoluer continuellement.

En cela, Erwin László, fait lui aussi le pont entre la science et les spiritualités de la planète.


De nombreux principes de l’écologie actuelle présentent des similarités avec la sagesse ancienne des communautés rurales et des traditions spirituelles.

Dès 1975, Fritjof Capra est le premier physicien ayant osé opérer un rapprochement de la science avec des notions spirituelles, entre la vision physique et la vision mystique avant de s’intéresser à l’écologie et à la santé. Bref, à l’humain dans son environnement.


Il explique (1) comment il a dû partir à la recherche d’une structure conceptuelle plus vaste que celle de la science pour relier les découvertes scientifiques aux mutations des modes de vie et en comprendre le sens.


Pour lui, de nombreux principes de l’écologie (2) actuelle présentent des similarités avec la sagesse ancienne des communautés rurales et des traditions spirituelles. Il parcourt tous les chemins montrant un parallèle entre les découvertes de la physique et les enseignements de la spiritualité orientale. L’ensemble est saisissant de cohérence et l’ouvrage a fait le tour de la planète, publié en 43 éditions et traduit en 23 langues, au grand dam de la partie la plus conservatrice de la communauté scientifique.


La vie, depuis ses origines, n’a pas fait avancer la planète à travers des luttes et des combats mais à travers des relations.

Fritjof Capra participe au projet Ecoliteracy, un projet californien d’éducation à l’écologie (2) et à la sagesse de la nature. L’une de ses conclusions (1) après des décennies de recherches rejoint celle de la physique et celle de l’épigénétique : « la vie, depuis ses origines, n’a pas fait avancer la planète à travers des luttes et des combats mais à travers des relations ». Il est l’un des (nombreux) promoteurs d’une nouvelle façon de voir le monde, la pensée systémique (3), qui consiste en substance à considérer les systèmes dans leur ensemble plutôt que dans leurs parties. Avec le Tao de la physique, Fritjof Capra a été le premier à montrer que les spiritualités de l’Orient procurent un cadre philosophique cohérent et harmonieux aux théories les plus avancées de la science physique.


En 2016, l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan publie, lui, La Plénitude du vide. Pour lui, l'énergie pouvant générer la matière (E = mc²), le vide est responsable de tout le contenu matériel de l'Univers et "le vide est la matrice de tout". Son dernier chapitre s'intitule "Le Tao du vide" : pour les philosophies orientales, le vide est plein, rempli d’énergie. Dans le taoïsme, le vide est à l'origine de l'Univers, ce qui rejoint la cosmologie moderne.


L’astrophysicien italien Massimo Teodorani, pour sa part et suivant son don naturel pour la vulgarisation scientifique, publie en 2005 Bohm - la Fisica dell'Infinito (David Bohm, la physique de l’infini) dans lequel il décrypte les découvertes du célèbre physicien.


Il y délie de manière didactique les plus grandes portées des travaux conduits par ce dernier, surtout connu pour sa théorie de l’ordre implicite ou « modèle holographique ». David Bohm, l’un des plus brillants physiciens théoriciens de sa génération, est aussi l’un des premiers à avoir bravé l’orthodoxie scientifique en donnant une vision d’ensemble à la physique.


Sa théorie, publiée en 1952 (4) : derrière le monde tangible (et donc visible) de la physique, se trouve ce qu’il a appelé « l’ordre implicite » qui réunirait « la totalité des choses et des événements ». En ce sens, il introduit dans la mécanique quantique la possibilité d’un lien de cause à effet en plus des probabilités grâce à ce qu’il nomme le « potentiel quantique ».


Constatons à ce point que toutes les descriptions des différentes théories convergent globalement vers un schéma cohérent.


David Bohm a profondément transformé la méthodologie en recherche physique en introduisant une ambition de compréhension avant la résolution mathématique des problèmes dans la démarche de recherche scientifique.


Ses premières investigations portent sur le plasma (5) et il élabore une description mathématique du plasma qui en rassemble les deux dimensions, individuelle et collective. Il observe, fasciné, que le plasma ressemble, dans le comportement de ses électrons, à une parfaite métaphore de… la société (les électrons, dans ce schéma, étant les individus).


Il est alors l’un des premiers physiciens à entreprendre une véritable recherche de compréhension de la physique plutôt que sa « simple » recherche de résolution sous forme de problèmes mathématiques.


Lorsqu’il publie Quantum theory en 1951, il met déjà en exergue le fait que l’état des électrons, à un niveau fondamental, dépend de la relation qu’ils entretiennent avec leur environnement. Selon ses travaux, l’état de l’électron ne s’exprime pas au hasard mais sous l’action d’un « potentiel quantique » qui serait « une énergie faible mais hautement informée capable de donner forme à une énergie brute non formée (5) » et est en cohérence avec le principe de non-localité dont nous avons déjà parlé.


L'univers holographique, le "tout" dans chaque partie.

L’univers décrit par Bohm implique que la matière ne peut être fragmentée et que donc, tout étant lié, cette impression de séparation des choses est une illusion. Ce concept d’illusion est par ailleurs bien connu dans la tradition tantrique indienne sous le nom de « Maya », le voile de l’illusion (6).


Il décrit donc un « ordre implicite », du domaine de l’imperceptible à nos cinq sens et un « ordre explicite » révélé de façon manifeste (le monde que nous percevons), le second trouvant son origine dans le premier.


L’intuition aidant, Bohm expose également une vision de l’infini sous forme d’innombrables miroirs sphériques se reflétant sans fin et nomme cette organisation « mouvement holographique ». C’est à dire que chaque partie contient l’ensemble de l’information possédée par la totalité. Cette caractéristique du "tout dans chaque partie" a fourni une voie entièrement nouvelle pour la compréhension des systèmes qui sous-tendent l’organisation de l’univers.


Bohm n’est pas le seul chercheur à avancer cette théorie. D’autres scientifiques ont réuni par leurs travaux des faisceaux d’indices forts tendant à montrer que l’univers pourrait bien être un hologramme. Karl Pribram (7), Professeur à l’université Stanford, neurophysiologiste et pionnier de la recherche sur le cortex cérébral, en fait partie et considère que la réalité est de nature holographique.


Dans les années 1960, il est déjà un physiologiste renommé du cerveau lorsqu’il s’aperçoit que l'hologramme offre un puissant modèle des processus cérébraux. La théorie qu’il élabore (la théorie holonomique du cerveau et de la fonction cognitive) décrit à la fois que le cerveau est un hologramme et comment il peut stocker tant de souvenirs (complexes, précis) dans si peu d’espace avec la faculté de les rappeler à volonté.


Dans les années 1970, pensant être au bout de ses possibilités de recherche, il souhaite explorer d’autres champs de la science qui pourraient utiliser l’organisation de l’hologramme. Son fils, physicien, lui indique les travaux de Bohm et Pribram est sidéré : en publiant ses derniers travaux, David Bohm dessine un schéma dans lequel, bien au-delà du cerveau, l’organisation holographique s’étend à l’univers entier ! Ce qui conforte sa théorie.


Des cosmologistes utilisent maintenant ce modèle holographique pour modéliser sous forme mathématique la structure physique de l’univers. Tout le courant de recherche incluant une approche holographique qui a pu être conduit depuis cette époque englobe également une nuée d’expériences dans la sphère du psychique et Karl Pribram est connu pour sa contribution à la recherche neurologique sur les engrammes (traces biologiques de la mémoire dans le cerveau) comme pour ses apports à la base neurophysiologique des (nombreuses) expériences dites psi ou spirituelles.




Tous ces éléments inspirent certaines de mes productions artistiques, en particulier l'art vibratoire.


Voir aussi les autres posts sur cette toile de fond qui relie science et savoirs ancestraux.


#rationalisme #scientifique #lesbases


(1) Le Tao de la physiqu, Fritjof Capra.

(2) L’écologie n’est pas à prendre ici au sens politique du terme comme on peut parfois l’entendre en Europe mais au sens premier, c’est-à-dire en tant que science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux.”

(3) La pensée systémique sans nier la rationalité scientifique, estime qu'elle n'offre pas assez de paramètres au développement humain, et qu'elle devrait donc être élaborée conjointement avec la subjectivité de diverses traditions spirituelles. Ce modèle de pensée est promu par des scientifiques, des chercheurs, des philosophes et des intellectuels de divers domaines. La pensée systémique implique l'interdisciplinarité. Source Wikipédia.

(4) Dans la prestigieuse revue Physical review. Il découvrit entre autres le phénomène physique connu sous le nom de « diffusion de Bohm ».

(5) David Bohm, la physique de l’infini, Massimo Teodorani.

(6) Voir The Life Divine, Sri Aurobindo.

(7) Voir Karl H. Pribram, Brain and behaviour, 1969. Les expériences sont parfaitement décrites dans le livre de Michael Talbot, The holographic universe, l’univers holographique.